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La disparition de Léonard Cohen

museedurock@icloud.com Nov 11, 2016 0 Comments Posted in: Non classé

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Leonard Cohen est né le 21 septembre 1934 à Westmond, un riche quartier anglophone de Montréal, dans une famille juive d’origine russo-polonaise. Très tôt, il se passionne pour la littérature et la poésie. Mais ses goûts ne se limitent pas aux auteurs anglo-américains.

« Quand j’étais jeune, j’ai commencé à lire vraiment avec les romanciers français comme Camus et Sartre, comme tout le monde. Je lis très peu de poésie maintenant, mais j’ai été très influencé par quelques poètes : Federico Garcia Lorca, le grand poète espagnol, William Butler Yeats, le poète irlandais. Et la Bible, la poésie de la Bible. Beaucoup. »

A dix-sept ans, Leonard Cohen entreprend des études d’histoire à l’université de McGill tout en écrivant ses premiers poèmes. Parallèlement, il s’intéresse déjà à la musique et il participe à la formation d’un trio de country-folk, les Buckskin Boys. En 1956, grâce à une souscription lancée dans le journal de l’université, le “McGill Newspaper”, il publie un premier recueil de poèmes, “Let us compare mythologies”. D’une manière générale, le livre est bien accueilli, même si ses ventes ne dépassent pas quelques centaines d’exemplaires. En 1959, grâce à une bourse qui lui est attribuée par le ministère canadien des affaires culturelles, Leonard Cohen part pour l’Europe.

Leonard Cohen séjourne quelque temps à Londres, puis en Grèce où il loue une maison sur l’île d’Hydra. C’est à l’époque un refuge très apprécié des artistes, qui y trouvent un accueil et un calme propices à la création. C’est à Hydra, où il va séjourner sept ans, que Leonard Cohen écrit “Flowers for Hitler”, un recueil de poèmes très controversé qui paraît en 1964. Il y raconte notamment sa rencontre avec celle qui devient sa compagne : Marianne Jensen. Il publie aussi deux romans : “The favorite game” en 1963, et “Beautiful losers” en 66.
A la sortie de “Beautiful losers”, le Boston Globe écrit : “James Joyce n’est pas mort. Il vit à Montréal sous le nom de Leonard Cohen”, ce qui est certes élogieux, mais ne nourrit pas son homme. Car le livre se vend mal et Leonard Cohen doit se rendre à l’évidence : il lui faut trouver une autre voie pour gagner sa vie. La musique s’impose alors tout naturellement car, depuis son enfance et à travers son expérience avec les Buckskin Boys, elle a toujours occupé une grande place dans sa vie.

« J’aimais bien toutes les œuvres de Segovia et les guitaristes flamenco, le folklore portugais, le fado, toutes les chansons du Moyen Est et naturellement la musique pop dans les juke-boxes de tous les cafés de Montréal. »

Bien décidé à se lancer dans une carrière musicale, Leonard Cohen se rend à Nashville pour essayer d’enregistrer un album de country & western. En chemin, il fait une halte à New-York où il découvre Joan Baez, Bob Dylan, Phil Ochs, Joni Mitchell et Tim Buckley. Il devient alors un habitué de Greenwich Village, où il tente de placer ses chansons auprès des artistes de la scène folk. Et c’est ainsi qu’il rencontre Judy Collins.

« J’ai rencontré Judy Collins à New York à un certain moment et j’ai joué quelques chansons pour elle. Elle m’a dit qu’elle n’aime pas exactement… Elle aime ce que je fais mais si j’ai quelque chose dans l’avenir… Quand j’ai terminé ‘Suzanne’, je lui ai téléphoné de Montréal et je lui ai chanté cette chanson. Et elle a dit qu’elle veut l’enregistrer cette chanson. Et elle m’a aidé beaucoup. »

La version de “Suzanne” qui figure sur l’album “In my life” de Judy Collins permet à Leonard Cohen de se faire un nom sur la scène new-yorkaise. Il rencontre Allen Ginsberg et Andy Warhol, ainsi que Lou Reed, Nico et Jackson Browne. Il fait aussi la connaissance du producteur et découvreur de talents John Hammond qui l’aide à signer chez CBS.
Son premier album, “SONGS OF LEONARD COHEN”, paraît en janvier 68. Il a déjà trente-trois ans. Pour les Américains, ce n’est qu’une expérience de la part d’un auteur relativement connu qui veut prouver qu’il sait aussi écrire des chansons. En revanche, pour les Européens non anglophones, c’est une découverte totale, puisqu’aucun de ses livres n’a encore été traduit. L’album, parfaitement maîtrisé pour une première œuvre, est une suite de classiques, de “Suzanne” à “So long, Marianne”, en passant par “Sisters of mercy”.

Leonard Cohen est à la mode et sa maison de disques le presse de réaliser au plus vite un second album. Il choisit de le faire à Nashville, qui était, rappelons-le, son but initial avant son escale à New York. C’est Bob Johnston, qui a déjà à son actif des albums de Simon & Garfunkel, Johnny Cash et Bob Dylan, qui est chargé de la production. Le deuxième album de Leonard Cohen, “SONGS FROM A ROOM”, paraît en avril 1969.

“Songs from a room”, le deuxième album de Leonard Cohen, connaît en Europe un accueil tout aussi enthousiaste que le premier. Les thèmes que le chanteur y aborde sont la religion, l’histoire, l’engagement politique, mais aussi le suicide et la drogue. C’est un énorme succès en Angleterre où l’album se classe N°2, ainsi que dans les pays francophones. C’est sur cet album que Leonard Cohen propose une version bilingue de la chanson d’Anna Marly, “la Complainte du partisan”.

Leonard Cohen tourne pour la première fois en Europe en 1970, accompagné par le groupe « The Army », au sein duquel on remarque Charlie Daniels au violon et à la guitare acoustique. A Aix-en-Provence, on frôle la catastrophe lorsque le chanteur, qui vit alors en Grèce, se voit traiter de fasciste par des spectateurs qui lui reprochent de cautionner le régime des Colonels.

« J’ai pas passé beaucoup de temps quand les Colonels étaient là. J’ai passé du temps dans les années 60, la plupart du temps. Mais j’avais des amis là-bas pendant tout ça, et j’avais une vie. Ce n’est pas une question de supporter la junte ou quelque chose comme ça. »

A l’Ile de Wight, Leonard Cohen fait un triomphe dont on retrouve un extrait sur l’album “SONGS OF LOVE AND HATE” en avril 71. Le reste de l’album a été enregistré en studio à Nashville, toujours avec le groupe « The Army », et toujours sous la direction de Bob Johnston.
Pour la première fois, Leonard Cohen a osé des arrangements de cuivres et de cordes. Ils sont signés Paul Buckmaster, dont il avait apprécié le travail pour Elton John. “Songs of love and hate” contient quelques grands titres comme « Joan of Arc » ou “Famous blue raincoat”. Pourtant, ce disque ne fait pas l’unanimité et certains critiques lui reprochent son manque de sobriété musicale.

Leonard Cohen prend alors quelque distance avec la chanson et, en 1973, Columbia doit se contenter de faire paraître un album public, “LIVE SONGS”, où l’on trouve malgré tout cinq inédits. Absent de la scène musicale, Leonard Cohen est créactif dans d’autres domaines. Il publie un nouveau recueil de poésie, “Energy of the slaves”, et il fait deux enfants – Adam et Lorca – à sa compagne Suzanne. Puis il quitte Hydra et rejoint Israël en pleine guerre du Kippour, “par devoir et comme alibi pour m’éloigner de la maison”, confie-t-il.
On retrouve d’ailleurs un aspect guerrier dans son nouvel album, “NEW SKIN FOR THE OLD CEREMONY”, qui paraît un an plus tard, en septembre 74. Ici, les chansons pour titre “Field Commander Cohen”, “Who by fire” et “This is a war”, ce qui traduit une certaine humeur belliqueuse. On en retiendra aussi “Chelsea Hotel # 2”, dédié à Janis Joplin, et “Lover, lover, lover”, le tube de l’album.

Après “New skin for the old ceremony”, Leonard Cohen disparaît à nouveau. A part un “GREATEST HITS” en novembre 75, c’est le silence. A tel point que Bob Dylan dédicace son album “Desire” « à Leonard, s’il est encore dans le coin”. Ce dernier lui répond en l’invitant à chanter sur son nouvel album, “DEATH OF A LADIES’ MAN”, en novembre 77.
Le disque a été réalisé par Phil Spector, le producteur génial des Ronettes, des Righteous Brothers et de Ike & Tina Turner. Leonard Cohen explique comment il a été amené à travailler avec Phil Spector, qui traîne pourtant derrière lui une réputation peu flatteuse de paranoïaque, de fou dangereux.

« On a un ami mutuel et, après un concert que j’ai donné dans le Troubadour à Los Angeles, Phil est venu et il nous a invités à sa maison et il a, comment on dit, ‘locked’, il a fermé la porte. On n’avait pas le droit de sortir et moi, je lui ai dit : ‘Si nous sommes ici, alors nous faire quelque chose ensemble’ et on a commencé comme ça. »

C’est la première fois que Leonard Cohen travaille en duo. Il a écrit les textes et Phil a composé les musiques. En studio, l’ambiance est inquiétante, avec des gardes du corps armés jusqu’aux dents, des balles et des bouteilles de vin qui jonchent le sol. Pour finir, Phil Spector confisque les bandes de l’album et il les mixe seul de son côté, sans l’avis de l’artiste. Pour le public de Leonard Cohen, c’est un choc. Phil Spector a noyé toutes les chansons dans une masse sonore que beaucoup trouvent insupportable. Leonard Cohen reniera ce disque, sauf le titre « Memories », qu’il interprétera souvent sur scène.

C’est en septembre 1979 que Leonard Cohen propose “RECENT SONGS », où l’on retrouve une instrumentation plus proche de son style habituel. Désormais, Leonard Cohen prend tout son temps. De toute façon, c’est un artisan perfectionniste et acharné qui n’est jamais satisfait de son travail. Et du temps, il en a besoin pour écrire ses chansons.

« J’ai honte, mais c’est vrai. Il y a des gens qui écrivent de très grandes chansons dans un taxi ou sur une serviette dans un café, mais… je ne sais pas. Peut-être suis-je paresseux ou lent. Je ne sais pas. Mais ça prend des mois, même des années. »

De 1968 à 1980, Leonard Cohen a publié six albums. Il fait alors une nouvelle pause musicale qui lui permet de s’exprimer dans d’autres domaines. En septembre 84, il publie un recueil de psaumes, “Le livre de miséricorde”. Plus étonnant, il tourne dans un épisode de la série télévisée “Deux flics à Miami” où il incarne le grand patron d’Interpol. Mais son rôle sera coupé au montage. Plus sérieusement, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser “I am an hotel”. Ce court-métrage, dont il est aussi le scénariste, remporte le premier prix au Festival International de Télévision de Montreux. Toujours en 1984, Leonard Cohen écrit les textes de la comédie musicale de Lewis Furey, “NIGHT MAGIC ».
Un nouvel album, “VARIOUS POSITIONS”, paraît en décembre 84. On y trouve la version originale d’un titre devenu culte, « Hallelujah », porté par les nombreuses adaptations qui en ont été faites, plus de 200 au total, notamment celle de Jeff Buckley en 1994.

“I’M YOUR MAN” paraît en 1988. Cet album a été enregistré principalement à Montréal et mixé à Los Angeles, là où réside alors Leonard Cohen. Mais s’il a choisi la Californie, ce n’est ni pour son soleil, ni pour ses palmiers.

« J’aime bien la Californie parce que c’est la fin du monde. J’ai le sens de l’Apocalypse, là-bas. Même le tremblement de terre, la société même est dans une condition de déchirer. Même le paysage mental est dans un état d’explosion. »

“I’m your man” est un disque résolument moderne, qui n’a rien à envier aux autres productions de l’époque. Pour la première fois dans l’œuvre de Leonard Cohen, on utilise des séquenceurs et des synthétiseurs. Autre signe des temps, les titres “First we take Manhattan” et « I’m your man » sont illustrés par deux clips qui ont été tournés en France, à Cabourg et à Trouville.

En novembre 1992, Leonard Cohen revient avec un nouvel album, “THE FUTURE”. Il s’est écoulé quatre ans depuis “I’m your man”. C’est long et le chanteur s’en explique.

« Mon fils a eu un accident de voiture et j’ai arrêté complètement parce qu’il a passé pratiquement six mois dans l’hôpital. A cause de ça, j’ai arrêté complètement et c’était un peu dur de recommencer. Mais quand même, ça prend des années pour perfectionner, pour préciser une strophe ou une ligne, même un mot. »

Comme c’est souvent le cas chez Leonard Cohen, « THE FUTURE » est un disque grave qui aborde des thèmes plutôt sombres. Pourtant, comme à chaque fois, la séduction opère et on se laisse emporter. Leonard Cohen, c’est l’art de faire du ”beau” avec du “triste”, même s’il prétend que ses chansons sont pleines de “rires étouffés”.

“COHEN LIVE” paraît en juin 1994. C’est un album public enregistré lors de ses deux dernières tournées mondiales. Le répertoire couvre la période 67 – 88, mais il s’attache plus particulièrement aux débuts de la carrière du chanteur, à l’époque où sont nés ses grands classiques.
Leonard Cohen a coutume de dire qu’il construit ses chansons comme des Volvo, c’est-à-dire pour qu’elles durent une bonne trentaine d’années, et c’est vrai que des titres comme “Suzanne”, “Bird on the wire” ou « Joan of Arc » n’ont pas pris une ride. Des arrangements et une interprétation remaniés permettent d’en apprécier encore mieux la modernité.

Depuis longtemps, Leonard Cohen pratique le Bouddhisme Zen avec le professeur Sasaki Roshi, un vieux moine japonais qui est devenu son ami. Entre 1994 et 99, il passe l’essentiel de son temps à méditer au Centre Zen du Mont Baldy, en Californie. Le 9 août 96, il est ordonné moine bouddhiste sous le nom de Jikan, ce qui signifie le Silencieux.
Pour tous ses admirateurs, la question est désormais de savoir si depuis sa retraite monacale, Leonard Cohen éprouve encore le besoin d’écrire des chansons. Il semble bien que oui. Le chanteur confiera, non sans humour, avoir eu lors de sa retraite au Mont Baldy, la révélation qu’il n’était absolument pas fait pour la vie spirituelle. En attendant de nouvelles créations, Columbia publie en octobre 97 “MORE BEST OF”, une compilation qui regroupe les morceaux “clés” de ses quatre derniers albums. On y trouve aussi deux inédits : “The great event” et “Never any good”.

Beaucoup d’artistes ont chanté Leonard Cohen, notamment Neil Diamond, Diana Ross, Joan Baez, Joe Cocker, Bob Dylan, Rufus Wainwright, Michael McDonald ou encore Jeff Buckley. Il faut également citer Graeme Allwright, celui que l’on pourrait appeler son traducteur officiel en français. Dès 1973, il avait publié un album intitulé « GRAEME ALLWRIGHT CHANTE LEONARD COHEN », et il n’a jamais cessé d’adapter son œuvre d’une façon plus que convaincante.

« Graeme Allwright a consacré beaucoup de cœur et beaucoup de passion dans ses traductions et j’aime bien ce qu’il a fait, sa voix. Je ne peux pas juger, je ne peux pas estimer les textes eux-mêmes, mais je crois qu’ils sont très bons. »

On se souvient aussi en 1987 de “FAMOUS BLUE RAINCOAT”, un album de reprises réalisé par sa choriste la plus célèbre, Jennifer Warnes.

« C’est une grande amie et elle me disait toujours pendant les années qu’elle veut faire quelque chose comme ça. Moi, je pensais que c’est une expression d’amitié. Mais le travail qu’elle a fait est très, très haut, le niveau de son travail. »

Il faut également citer “I’M YOUR FAN” en 1991 et “TOWER OF SONGS” en 95, les hommages de la scène alternative, de la pop, du rock et de la country au grand homme de Montréal. Toutes ces initiatives font de Leonard Cohen un artiste unanimement reconnu et respecté. Elles sont aussi une preuve du talent de celui qu’on a appelé un jour “le dépressif non chimique le plus puissant du monde”.

En mars 2001, « FIELD COMMANDER COHEN » est le reflet de plusieurs concerts que le chanteur avait donnés en Angleterre en décembre 79. Il y est accompagné par le groupe Passenger et par deux chanteuses que l’on rencontre régulièrement à ses côtés : Jennifer Warnes et Sharon Robinson. Cette dernière a également co-signé des titres comme « Everybody knows », « Summertime » et « Waiting for the miracle ». C’est elle aussi qui a imaginé les mélodies, qui a joué toutes les musiques et qui partage les vocaux avec Leonard Cohen sur l’album « TEN NEW SONGS », en octobre 2001. C’est un disque épuré et simple, qui traduit un sentiment de paix et de sérénité.

Sur le même principe que « Ten New Songs » et avec les mêmes personnes, Leonard Cohen réalise « DEAR HEATHER » en 2004. C’est son onzième album studio et il coïncide avec son soixante-dixième anniversaire.
En août 2005, le chanteur se voit contraint d’intenter une action judiciaire contre Kelley Lynch, son ancienne manager. Il l’accuse de l’avoir délesté de cinq millions de dollars dans les années 1990, alors qu’il séjournait au monastère du Mont Baldy. Il gagnera son procès, mais il ne réussira pas à récupérer son argent. En avril 2006, Leonard Cohen publie un nouveau recueil de cent soixante sept poèmes : « Book of longing », qui s’appelle « Le livre du désir » dans sa traduction française. C’est une œuvre qui a été mise en musique depuis par le compositeur Philip Glass.

On retrouve Leonard Cohen en mai 2006 comme auteur et producteur de l’album « BLUE ALERT », réalisé par son amie la chanteuse hawaïenne Anjani Thomas à partir de dix textes inédits qu’il lui a confiés. Deux mois plus tard, on publie la bande originale du film « LEONARD COHEN : I’M YOUR MAN ». Ce film combine un portrait intime de l’artiste avec les images d’un concert donné en son honneur. Il se termine avec une version inédite de « Tower of song », enregistrée à New York avec U2.
Le 11 mai 2008, Leonard Cohen entame au Canada sa première tournée mondiale en quinze ans. L’enthousiasme est général. La tournée se poursuivra jusqu’à l’hiver 2010 et donnera deux albums : le double « LIVE IN LONDON » en mars 2009, puis « SONGS FROM THE ROAD » en septembre 2010.
Le quotidien britannique « The Independent » écrit à cette occasion : « Quand la légende Cohen se met en scène, c’est tout simplement un grand événement culturel à dimension biblique. »

Lauréat du dernier Prix littéraire « Prince des Asturies » pour ses écrits poétiques, Leonard Cohen n’oublie pas la musique. A soixante-dix-sept ans, il publie son douzième album studio, « OLD IDEAS », alors que les onze premiers viennent de reparaître, regroupés dans un coffret intitulé « THE COMPLETE STUDIO ALBUMS COLLECTION ».
« Old ideas » a été enregistré avec plusieurs des collaboratrices habituelles du chanteur comme Anjani Thomas, Sharon Robinson, The Webb Sisters et Jennifer Warnes, qui n’avait plus travaillé avec lui depuis « The future » en 1992. Pour beaucoup, « Old ideas » apparaît déjà comme un nouveau classique. On y trouve dix nouvelles chansons réalisées dans un style délicat et subtil, mises en valeur par une instrumentation toujours bien choisie et par la beauté simple des arrangements.

DISCOGRAPHIE :

– « SONGS OF LEONARD COHEN » (album – 1968)
– « SONGS FROM A ROOM » (album – 1969)
– « SONGS OF LOVE AND HATE » (album – 1971)
– « LIVE SONGS » (live album – 1973)
– « NEW SKIN FOR THE OLD CEREMONY » (album – 1974)
– « GREATEST HITS » (compilation – 1975)
– « DEATH OF A LADIES’ MAN » (album – 1977)
– « RECENT SONGS » (album – 1979)
– « VARIOUS POSITIONS » (album – 1984)
– « I’M YOUR MAN » (album – 1988)
– « THE FUTURE » (album – 1992)
– « COHEN LIVE » (live album – 1994)
– « MORE BEST OF » (compilation – 1997)
– « FIELD COMMANDER COHEN : TOUR OF 1979 » (live album – 2001)
– « TEN NEW SONGS » (album – 2001)
– « THE ESSENTIAL LEONARD COHEN » (compilation – 2002)
– « DEAR HEATHER » (album – 2004)
– « LIVE IN LONDON » (live album – 2009)
– « LIVE AT THE ISLE OF WIGHT 1970 » (live album + DVD – 2009)
– « SONGS FROM THE ROAD » (live album + DVD – 2010)
– « THE COMPLETE STUDIO ALBUMS COLLECTION » (coffret – 2011)
– « OLD IDEAS » (album – 2012)

PARTICIPATIONS :

– LEWIS FUREY « NIGHT MAGIC, THE MUSICAL » (album – 1985)
– ANJANI THOMAS « BLUE ALERT » (album – 2006)
– « LEONARD COHEN : I’M YOUR MAN » (BO – 2006)